Hits Des Clips 1974 – ABBA : Waterloo

ABBA – Waterloo

La chanson remporte le grand prix de l’Eurovision 1974

Avec Mama Mia, la chanson Waterloo est l’un des titres les plus connus du cĂ©lĂšbre groupe suĂ©dois ABBA: pour preuve, le disque s’est vendu Ă  plus de 6 millions d’exemplaires Ă  travers le monde!

Quand et comment cette chanson est-elle nĂ©e? Waterloo a Ă©tĂ© composĂ© par Benny Andersson, Stig Anderson et Björn Ulvaeus en vue d’ĂȘtre prĂ©sentĂ© au concours de l’Eurovision. C’est une chanson qui appartient au style Europop et qui est sortie en mars 1974 : elle figure sur l’album du mĂȘme nom.

Si le texte fait Ă©videmment rĂ©fĂ©rence Ă  la bataille de Waterloo, perdue par NapolĂ©on en 1815, il traite aussi d’une femme qui renonce Ă  un homme, tout comme NapolĂ©on a capitulĂ© aprĂšs avoir combattu. Enfin et pour l’anecdote, le titre d’origine devait ĂȘtre Honey Pie !
La chanson Waterloo au concours de l’Eurovision

Le groupe ABBA se prĂ©sente Ă  l’Eurovision le 6 avril 1974 avec la chanson Waterloo, qu’il interprĂšte intĂ©gralement en anglais (le morceau existe aussi en suĂ©dois) et remporte le concours! Cette victoire reprĂ©sente le premier triomphe suĂ©dois au concours europĂ©en de la chanson. DĂšs lors, le titre part Ă  la conquĂȘte du monde entier et fait mĂȘme son entrĂ©e dans le top 10 aux Etats-Unis.

En parallĂšle, il devient numĂ©ro 1 dans plusieurs pays d’Europe tels que l’Allemagne, l’Irlande et le Royaume-Uni. Abba est toujours Ă  l’honneur : lors du 50e anniversaire de l’Eurovision, Waterloo a Ă©tĂ© Ă©lu l’une des meilleures chansons de l’histoire de la compĂ©tition !

Article du site Nostalgie.fr

Waterloo existe en anglais, suédois mais aussi en version française

Groupe parfaitement paritaire, ABBA est composĂ© de deux femmes et de deux hommes issus des divers courants de la musique populaire scandinave. La brune norvĂ©gienne Anni-Frid « Frida » Lyngstad, la blonde suĂ©doise Agnetha FĂ€ltskog, le barbu Björn Ulvaeus (Ă©poux de cette derniĂšre) et Benny Andersson se rencontrent en 1972 pour donner naissance au groupe dont le patronyme est tout simplement nĂ© de l’accolade des initiales de leurs prĂ©noms respectifs. Auparavant, chacun des membres avait entamĂ© une carriĂšre dans la chanson : la paire masculine produisait sous le nom de Lycka (un album homonyme paru en 1970), tandis qu’Agnetha FĂ€ltskog (en 1968 avec un album de reprises) et « Frida » Lyngstad (en 1971 avec Nin Egan Stad) avaient chacune entamĂ© une carriĂšre solo.

Devenus ABBA, les quatre chanteurs et musiciens (ces messieurs sont derriĂšre les instruments et la console de production alors que ces dames sont au chant), composent et sortent un premier album intitulĂ© Ring, Ring en mars 1973. Sorti en SuĂšde et dans quelques pays-tests (Allemagne, Australie, Mexique…), le single du mĂȘme nom est un petit succĂšs prometteur qui permet au quatuor de se faire repĂ©rer par les sĂ©lectionneurs suĂ©dois du Concours de l’Eurovision, qui dĂ©bauchent le groupe pour reprĂ©senter leur pays lors de l’Ă©dition 1974 de cette compĂ©tition. Le 6 avril Ă  Brighton (Angleterre), le titre composĂ© pour l’occasion, « Waterloo », remporte haut la main le radio-crochet europĂ©en et fait connaĂźtre ABBA dans tout le Vieux-Continent, faisant du single le premier n°1 anglais du groupe.

L’album sorti la mĂȘme annĂ©e rencontre alors un triomphe en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Scandinavie et mĂȘme au Japon et en Australie. Intelligemment managĂ© par Stig Anderson, le patron du label suĂ©dois Polar qui participe activement Ă  l’Ă©criture des titres, ABBA s’envole pour une premiĂšre tournĂ©e aux quatre coins du monde et bientĂŽt, ces quatre scandinaves aux costumes Ă  paillettes et aux chevelures choucroutĂ©es (reflet de leur Ă©poque) deviennent des vedettes internationales, mondialement reconnues. Seuls les États-Unis restent relativement hermĂ©tiques au quatuor venu du froid. À leur dĂ©charge, le mouvement disco y bat alors son plein et la production locale occupe largement l’espace mĂ©diatique et culturel.

Au printemps 1975, l’album homonyme ABBA, portĂ© par le tube « Mamma Mia » (n°1), est un carton international, dont Arrival, paru fin 1976, est la suite logique, proposant deux des titres parmi les plus emblĂ©matiques du groupe, « Dancing Queen » (qualifiĂ© de « chanson parfaite », qui se classe numĂ©ro un Ă  peu prĂšs partout) et « Money, Money, Money ». Si l’anglais est parfois approximatif, les rythmiques, elles, font l’unanimitĂ©. ABBA s’impose rapidement comme l’un des plus gros vendeurs de disques europĂ©ens depuis The Beatles et The Rolling Stones. Outre les disques, le merchandising tourne Ă  plein et ABBA fait partie des premiers groupes Ă  s’afficher sur des casquettes, des t-shirts, des vĂȘtements et autres objets de la vie courante.

Pionniers en maniĂšre de clips vidĂ©os, ils comprennent vite l’intĂ©rĂȘt que ce nouveau support reprĂ©sente pour un groupe ambitionnant de conquĂ©rir le monde. Radios, tĂ©lĂ©visions, concerts, magazines… le quatuor est partout durant la seconde moitiĂ© des annĂ©es 1970. Il ne manque plus que le cinĂ©ma Ă  son palmarĂšs. Une opportunitĂ© que les membres du groupe refusent, prĂ©fĂ©rant laisser libre cours au documentaire qui leur est consacrĂ© en 1978, ABBA – The Movie (Vive ABBA en version française), centrĂ© sur leur tournĂ©e australienne. GrĂące Ă  ce film, mĂȘme l’AmĂ©rique, pourtant rĂ©tive au quatuor scandinave, est sĂ©duite. PrĂšs de vingt millions de personnes se pressent dans les salles obscures pour le voir. Plus qu’un effet de mode, ABBA semble ĂȘtre parti pour durer, d’autant que le groupe se montre plus prolifique que jamais, sortant albums, compilations et tĂ©moignages en public avec autant de rĂ©gularitĂ© que ses succĂšs produits au millimĂštre.

En dĂ©pit du divorce de Björn Ulvaeus et d’Agnetha FĂ€ltskog, le groupe reste soudĂ©, mĂȘme s’il consent Ă  lever un peu le pied sur les prestations publiques et tĂ©lĂ©visĂ©es qui use la santĂ© des deux Ă©lĂ©ments fĂ©minins d’ABBA. Un pied levĂ©… qui n’est que le prĂ©alable du coup d’accĂ©lĂ©rateur qui s’ensuit car, dĂšs 1979, ABBA caracole en tĂȘte des hit-parades avec pas moins de cinq titres dont « Voulez Vous », « Chiquitita » et « Gimme, Gimme, Gimme (A Man After Midnight », obligeant le groupe Ă  multiplier les apparitions. Le calme relatif rĂ©clamĂ© par les deux femmes du groupe n’aura donc durĂ© qu’une demi-annĂ©e. LancĂ©s dans l’humanitaire, les quatre scandinaves deviennent les porte-parole de l’UNICEF, Ă  qui ils offrent l’intĂ©gralitĂ© des droits sur le titre « Chiquitita » et leur participation Ă  plusieurs galas de soutien.

Toujours orientĂ©s vers le marchĂ© international, les membres d’ABBA exportent leurs titres en anglais, suĂ©dois, français ou espagnol… et multiplient les collaborations avec les artistes en vue du moment. Mais le rythme d’enfer qu’ils vivent comment Ă  lasser les membres du quatuor qui, pour certains, finissent par ne quasiment plus pouvoir se voir en peinture. Si le coupe Ulvaeus / FĂ€ltkog avait dĂ©jĂ  divorcĂ©, le second binĂŽme se sĂ©pare en 1981. En dĂ©pit d’un album au succĂšs dĂ©mesurĂ© (le dernier, The Visitors, paru en 1982) ABBA n’en a plus pour trĂšs longtemps. L’annĂ©e qui suit sa sortie ne connaĂźt que quelques rĂ©Ă©ditions d’anciens albums ainsi qu’une Ă©niĂšme apparition d’un Greatest Hits, mais peu de tournĂ©es ou de concerts viennent occuper l’emploi du temps des membres du groupe, que la presse commence Ă  qualifier d’au bord de la sĂ©paration.

Celle-ci devient effective Ă  la fin de l’annĂ©e 1982, aprĂšs un dernier single sans succĂšs (« Under Attack »), lorsque les chanteurs et musiciens annoncent officiellement la fin d’ABBA, afin d’Ă©voluer dans des domaines plus personnels : ainsi, Anni-Frid Lyngstad fricote avec l’aristocratie par son re-mariage avec un prince de sang royal, Heinrich Ruzzo Reuss von Plaue, tout en poursuivant une carriĂšre solo dĂšs 1982 avec l’album Ă  succĂšs Something’s Going On. Björn Ulvaeus et Benny Anderson, pour leur part, se lancent dans la composition de comĂ©dies musicales. À leur actif figure notamment Chess, une variation sur la vie de Bobby Fischer, composĂ©e en collaboration avec Murray Head. Agnetha FĂ€ltskog, de son cĂŽtĂ©, entame une carriĂšre de chanteuse de variĂ©tĂ© internationale avec un succĂšs mitigĂ© (de Wrap Your Arms Around Me en 1983 Ă  My Colouring Book en 2004). En dĂ©pit d’une remontĂ©e sur scĂšne en 1986, Ă  l’occasion des cinquante ans de leur manager Stig Anderson, les membres d’ABBA n’envisagent Ă  aucun moment la reformation du groupe.

Faute de nouveautĂ©, les compilations et coffrets commĂ©moratifs se succĂšdent et perpĂ©tuent une notoriĂ©tĂ© qui a dĂ©passĂ© le cadre musical avec la crĂ©ation de films comme Priscilla, folle du dĂ©sert ou Muriel, ainsi que le premier groupe-hommage Björn Again. La firme Universal Music, qui dispose du catalogue discographique d’ABBA via le label Polydor, vend plus de trente millions d’exemplaires de la compilation ABBA Gold – Greatest Hits.

Conscient de l’Ă©norme potentiel commercial que reprĂ©senterait un Ă©vĂ©nement mĂ©diatique comme la reformation du groupe et le lancement d’un nouvel album, la maison de disques ne propose rien de moins qu’un milliard de dollars aux quatre ex-membres d’ABBA pour se reformer le temps d’un disque. Mais ces derniers prĂ©fĂšrent refuser. Deux comĂ©dies musicales, Mamma Mia ! en 1999 et Abba Gold (quatuor allemand reprenant l’apparence et chansons du groupe avec un impressionnant mimĂ©tisme) en 2006, retracent le parcours du quatuor et attirent Ă  elles deux prĂšs de trente millions de spectateurs Ă  travers le monde.

Tout d’abord concentrĂ© autour de la communautĂ© gay internationale, le « revival ABBA » s’impose bientĂŽt partout, allant de pair avec la redĂ©couverte d’un patrimoine associĂ© dans l’inconscient collectif Ă  cette dĂ©cennie insouciante et heureuse que furent les « seventies ». L’adaptation filmĂ©e de Mamma Mia ! sort Ă  l’Ă©tĂ© 2008, et un musĂ©e consacrĂ© au groupe ouvre ses portes en 2009. Le phĂ©nomĂšne qu’est devenu ABBA n’est pas prĂȘt de s’Ă©teindre.

Source : Universalmusic.fr

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My, my, at Waterloo Napoleon did surrender
Oh yeah, and I have met my destiny in quite a similar way
The history book on the shelf
Is always repeating itself

Waterloo – I was defeated, you won the war
Waterloo – Promise to love you for ever more
Waterloo – Couldn’t escape if I wanted to
Waterloo – Knowing my fate is to be with you
Waterloo – Finally facing my Waterloo

My, my, I tried to hold you back but you were stronger
Oh yeah, and now it seems my only chance is giving up the fight

And how could I ever refuse
I feel like I win when I lose

Waterloo – I was defeated, you won the war
Waterloo – Promise to love you for ever more
Waterloo – Couldn’t escape if I wanted to
Waterloo – Knowing my fate is to be with you
Waterloo – Finally facing my Waterloo

So how could I ever refuse
I feel like I win when I lose

Waterloo – Couldn’t escape if I wanted to
Waterloo – Knowing my fate is to be with you
Waterloo – Finally facing my Waterloo
Waterloo – Knowing my fate is to be with you
Waterloo – Finally facing my Waterloo
Waterloo – Knowing my fate is to be with you

Source : Paroles.net

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