Hits Des Clips 1978 – Earth Wind & Fire : September

Earth Wind & Fire – September

✞ Maurice White décédé le 4 février 2016 ✞

Composée à six mains, en un mois seulement, par Maurice White, Al McKay et Allee Willis, la chanson « September » sort l’année 1978. Année où le groupe est au sommet de sa success-story, vendant des millions d’albums, remplissant les plus grandes salles avec des concerts tous plus magiques les uns que les autres. Après quelques polémiques au sein du groupe sur l’écriture du refrain « Ba de ya », les compositeurs finirent par conclure que peu importe le refrain tant que le groove est présent. Plusieurs théories ont été émises sur le choix de la date – 21 septembre –, mais finalement on apprit que c’était seulement parce qu’elle sonnait bien quand elle était chantée.

Les reprises de « September »

Au cinéma, de nombreux films ont utilisé la chanson à l’instar d’ »Intouchables » en 2011 ou de « The Nice Guys » en 2016. mais aussi à la toute fin du film « La Nuit Au Musée » de Shawn Levy (2006).

Christophe Willem l’a chanté pour la bande originale du film « Disco » en 2008. Samplé, notamment par Kylie Minogue sur « Spinning Around », le tube planétaire « September » du célébrissime groupe Earth, Wind and Fire a aussi été repris par la célèbre chanteuse Taylor Swift.

Voir aussi The Emotions

Source : Nostalgie.fr

Maurice White naĂ®t le 19 dĂ©cembre 1941 Ă  Memphis et dĂ©mĂ©nage Ă  Chicago adolescent. EmbauchĂ© comme batteur de studio pour le label Chess Records, ses talents Ă  l’instrument lui permettent de prendre la place de Red Holt au sein du Ramsey Lewis Trio Ă  partir de 1967. Mais il prĂ©fère bien vite rejoindre ses deux amis Wade Flemons et Don Whitehead afin d’Ă©crire des morceaux, parfois amenĂ©s Ă  devenir des hymnes commerciaux sur la rĂ©gion de Chicago.

Ils dĂ©crochent un contrat avec Capitol en prenant pour nom The Salty Peppers. Après deux morceaux passĂ©s plutĂ´t inaperçus, « Uh Huh Yeah » et « La La Time » (1969), mĂŞme si ce dernier connaĂ®t un petit succès très relatif, Maurice White dĂ©cide de changer l’intitulĂ© du groupe, utilisant les ascendants du Sagittaire et ses associations astrologiques comme le Feu prĂ©pondĂ©rant (Fire), la Terre (Earth) et l’Air (Wind), certes plus Ă©pisodiquement, d’oĂą l’absence d’eau dans le nouveau titre du groupe.

Vient alors le moment du recrutement de nouveaux Ă©lĂ©ments de la scène de Chicago. White fait alors appel Ă  la chanteuse Sherry Scott ainsi qu’au percussionniste Phillard Williams, son frère Verdine White (de dix ans son cadet) venant prendre la place de bassiste Ă  partir de 1970. Puis lors d’auditions Ă  Los Angeles, il ajoute Michael Beale Ă  la guitare, Chester Washington au saxophone tĂ©nor, Leslie Drayton Ă  la trompette ainsi que le compositeur originel du groupe qui manie aussi bien le trombone que la note partitionnĂ©e, Alex Thomas. Flemons apporte son soutien musical au vibraphone, piano Ă©lectrique et aux efforts vocaux, Verdine White chante Ă©galement tout en jouant de la basse ou des percussions et voilĂ  la première formation des dix membres du groupe.

Les deux premiers albums sont bien accueillis : Earth, Wind & Fire dĂ©but 1971, et surtout The Need of Love à la fin de l’annĂ©e, qui leur apporte un premier mini-hit avec « I Think About Lovin’ You». Mais des querelles internes entraĂ®nent la dissolution de cette première entitĂ© et les deux frères White recomposent le groupe en 1972 avec Jessica Cleaves et Philip Bailey au chant, Ronnie Laws Ă  la flĂ»te et au saxophone, Roland Bautista Ă  la guitare, Larry Dunn aux diffĂ©rents claviers (dont le Clavinet), et Ralph Johnson aux percussions. Mais Warner ne sait comment assurer la promotion de la nouvelle formation, possĂ©dant dĂ©jĂ  un autre combo funk avec le groupe de Charles Wright, Charles Wright & the Watts 103rd Street Rhythm Band, et considère peut-ĂŞtre qu’un groupe de funk par label est plus que suffisant.

Heureusement, une audition pour Bob Cavallo et Joe Ruffalo leur permet de dĂ©crocher un contrat qui s’Ă©tendra jusqu’en 1983, et de faire les premières parties de John Sebastian (ex-Lovin’ Spoonful), autre chanteur pop-folk gĂ©rĂ© par le duo. Une performance au Rockefeller Center de New York devant Clive Davis, prĂ©sident de Columbia Records, leur assure un changement de maison de disques instantanĂ©. Le groupe se rend immĂ©diatement en studio pour enregistrer l’album Last Days And Time (octobre 1972), puis le fameux Head to the Sky l’annĂ©e suivante, rencontrant quelques nouveaux changements entre temps. Ronnie Laws et Roland Bautista ont quittĂ© le groupe, prĂ©fĂ©rant se concentrer sur leurs carrières personnelles. Ils sont remplacĂ©s par l’ancien camarade d’Ă©cole de Philip Bailey, Andrew Woodfolk, un saxophoniste Ă©lève du maĂ®tre Joe Henderson qui s’apprĂŞtait Ă  une reconversion dans la finance, et les guitaristes Al McKay (empruntĂ© au Watts 103rd St. Rhythm Band) et Johnny Graham, qui abandonne les fantastiques New Birth. Earth, Wind & Fire gagne Ă©galement deux vĂ©ritables succès avec « Evil » (n° 50) et « Keep Your Head To The Sky » (n° 53). Tout en perdant quand mĂŞme la choriste Jessica Cleaves après ce second album. Qu’Ă  cela ne tienne, la formation continue en 1974 avec Open Our Eyes, n° 15 et premier Disque de platine du groupe. Avec un nouveau succès montant encore d’un grade au hit-parade, « Mighty Mighty » (n° 29).

La vĂ©ritable reconnaissance mĂ©diatique arrive avec la bande originale du film That’s the Way of the World en 1975. Ce film de la mĂŞme Ă©quipe qui avait travaillĂ© pour Superfly trois ans auparavant (musique de Curtis Mayfield), Sig Shore en tĂŞte, relate le cĂ´tĂ© obscur au sein de l’industrie musicale, avec Earth, Wind & Fire jouant le groupe dĂ©couvert par un Harvey Keitel qui produit leur premier album. PrĂ©sent dans le film, « Shining Star » devient le vĂ©ritable tube n° 1, appuyĂ© par la première vĂ©ritable section de cuivres que l’ensemble pouvait enfin s’offrir.Un nouveau frère White incorporĂ©, Fred, batteur dans des clubs de Chicago pour Donny Hathaway ou Little Feat, une première tournĂ©e europĂ©enne avec Santana et c’est dĂ©jĂ  l’heure d’un nouvel album pour Columbia.

Ces sĂ©ances studio de 1975 produisent « Sing A Song » et « Can’t Hide Love », ce dernier Ă©tant Ă©crit par Clarence « Skip » Scarborough qui Ă©crira la plupart des succès d’Earth, Wind & Fire. Ce qui permet à Gratitude (novembre 1975), un double album composĂ© pour la plupart d’extraits live de la tournĂ©e That’s the Way Of The World de dĂ©crocher le statut de double Disque de platine, une première pour un groupe noir Ă  l’Ă©poque. Maurice dĂ©veloppe par ailleurs ses activitĂ©s de producteur, lançant son label Kalimba Productions, d’après le nom de l’instrument qu’il affectionne, et signe Deniece Williams, ancienne affiliĂ©e au groupe Wonderlove assurant les choeurs pour Stevie Wonder, et The Emotions groupe de soul fĂ©minin. Chacun des choix se rĂ©vĂ©le judicieux, avec un Maurice White proposant des morceaux Ă  ses artistes qui se rĂ©vèlent de monstrueux tubes en puissance, comme « Free » ou « It’s Gonna Take A Miracle » pour Deniece Williams, ou encore « Best Of My Love » pour The Emotions.

1976 arrive ainsi qu’un nouvel album, Spirit et l’imparable « Getaway » empruntĂ© Ă  Bobby Humphrey. Charles Stepney dĂ©cède peu de temps après ce nouvel album d’une crise cardiaque Ă  l’âge de 45 ans. Cela n’empĂŞche pas la groupe de prendre une nouvelle dimension pyrotechnique sur scène, avec des shows remplis de pyramides volantes desquelles tous les membres du groupe descendent ou encore de guitaristes qui lĂ©vitent comme Al McKay, attirant au passage de plus en plus d’auditeurs. L’annĂ©e suivante, All ‘N’ All qui apporte le tube « Fantasy » continue dans cette direction, avec une pochette mystique et des sujets mĂ©taphysiques, faisant de l’album le cinquième Disque de platine de suite.

C’est en 1978 que la reconnaissance des pairs devient concrète avec trois Grammy Awards. C’est cette mĂŞme annĂ©e que Maurice White et ses deux managers Cavallo et Ruffalo lancent ARC (The American Recording Company), distribuĂ© par Columbia, tout en ouvrant deux studios d’enregistrement Massenburg/ARC Studios et The Complex Ă  Los Angeles. L’annĂ©e se termine avec un nouveau succès, « September » (n°8), qui apparaĂ®t sur le premier volume de la compilation The Best of Earth, Wind & Fire qui ne peut s’empĂŞcher de terminer double Disque de platine.

Philip Bailey est ensuite empruntĂ© par Bobby Harris du Dazz Band, qu’il aide dans la production de leurs deux premiers albums (Kinsman Dazz et Dazz), apportant son expĂ©rience vocale acquise avec Earth, Wind & Fire. Ce qui n’handicape pas le septième album I Am d’effectuer une nouvelle percĂ©e dans les charts Ă  l’Ă©tĂ© 1979. Le disque contient l’hymne disco reprĂ©sentatif de cette fin de dĂ©cennie, le n°6 « Boogie Wonderland », qui se rĂ©vèle diablement efficace au cours de la tournĂ©e automnale en Europe et au Japon. Satisfait de sa formule musicale, Maurice White emprunte son ensemble de cuivres (Don Myrick au saxophone, Louis Satterfield au trombone, Rahmlee Davis et Michael Harris Ă  la trompette) pour ses autres productions en faveur des Emotions, Ramsey Lewis ou encore Deniece Williams. Le double album Faces en 1980, s’arrĂŞte au Disque d’or, et marque le dĂ©part du guitariste Al McKay qui se lance dans une carrière solo. Il est remplacĂ© au pied-levĂ© par son prĂ©dĂ©cesseur Roland Bautista qui apporte une touche plus rock au groupe.

Earth, Wind & Fire retrouve vite le disque de platine avec Raise! en 1981, comportant l’incontournable « Let’s Groove » (n° 3) et « Wanna Be With You » qui remporte un Grammy Award l’annĂ©e suivante. Dès lors, les parutions croissent Ă  mesure que la qualitĂ© faiblit, comme c’est le cas avec Powerlight en 1983, suivi la mĂŞme annĂ©e par Electric Universe, rempli de synthĂ©tiseurs de toutes sortes. Maurice White dissout alors le groupe, déçu des ventes du dernier album. Pendant ce temps, Philip Bailey sort un second album solo, le best-seller Chinese Wall, comprenant un duo avec Phil Collins (« Easy Lover ») qui connaĂ®t une jolie carrière tĂ©lĂ©visuelle sur MTV. Phil Collins avait auparavant fait appel Ă  la section de cuivres d’Earth, Wind & Fire pour l’album Mama de Genesis. Quant Ă  Verdine White, il travaille ensuite plus en retrait, rĂ©alisant des vidĂ©os musicales. Convaincus par Columbia, Philip Bailey et Maurice White reforment le groupe en 1987, utilisant les talents d’Ă©criture de l’inconnu (Ă  l’Ă©poque) Skylark, qui propulse Touch the World à la lisière du Top 30, solidement aidĂ© par le hit « System of Survival » et l’hymne R&B « Thinking of You ».

Après un Best of Earth, Wind & Fire Vol. II en 1988, le groupe continue de sortir de nouveaux albums. Heritage, leur dernier album pour Columbia en 1990, ou encore Millenium, sorti en 1993 sur Reprise/Warner. Au passage, EW&F rĂ©colte une Etoile sur Hollywood Boulevard le 15 septembre 1995, le groupe se dĂ©plaçant au complet pour l’évĂ©nement, puis entre au Rock & Roll Hall of Fame en 2000. Après le live Plugged In and Live (1995), Maurice White occupe le siège de producteur sur l’album studio suivant, In the Name of Love, paru Ă  l’Ă©tĂ© 1997 chez Rhino. Le leader sort Ă©galement deux nouveaux albums sur son propre label Kalimba Records : un live reprenant la tournĂ©e de 1980 (Live In Rio – 2002), et The Promise en 2003, premier album depuis six ans, reprenant quelques « chutes » de studio datant des sĂ©ances d’I Am (« Where Do We Go From Here » et « Dirty »).

La carrière serpentine d’Earth, Wind & Fire n’est pas arrĂŞtĂ©e pour autant. Ă€ l’Ă©tĂ© 2004, la formation signe sur Sanctuary (Urban Records), label du père et manager de BeyoncĂ©, Mathew Knowles, et propose Illumination (septembre 2005). L’annĂ©e suivante, EW&F est nommĂ© aux Grammy Awards dans la catĂ©gorie « meilleur album R&B » et dans celle des singles pour « Show Me the Way » en collaboration avec Raphael Saadiq. Le groupe poursuit encore ses activitĂ©s, multipliant les rĂ©compenses musicales et autres tournĂ©es, performances pour des Ă©vĂ©nements prestigieux, Ă  l’image des concerts avec le groupe Chicago.

Pour la première fois sans Maurice White mais avec son accord, Earth, Wind & Fire sort en septembre 2013 l’album Now, Then & Forever. Ce vingt-et-unième disque est bien accueilli aux États-Unis oĂą il se classe Ă  la onzième place des ventes. La version française du disque comprend un duo avec l’acteur Omar Sy, dont la chorĂ©graphie sur « September » pour le film Intouchables avait valu une nouvelle popularitĂ© au titre en 2011. Quant au chanteur de la formation funk, atteint de la maladie de Parkinson, il s’Ă©teint durant son sommeil trois ans plus tard, le 4 fĂ©vrier 2016, Ă  l’âge de 74 ans.

Article du site universalmusic.fr/

 

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♪ September ♪

Do you remember the 21st night of September?
Love was changin’ the minds of pretenders
While chasin’ the clouds away
Our hearts were ringin’ in the key that our souls were singin’
As we danced in the night, remember
How the stars stole the night away, oh yeah

[Chorus]
Hey, hey, hey!
Ba-dee-ya, say, do you remember?
Ba-dee-ya, dancin’ in September
Ba-dee-ya, never was a cloudy day

[Post-Chorus]
Ba-du-da, ba-du-da, ba-du-da, ba-du
Ba-du-da, ba-du, ba-du-da, ba-du
Ba-du-da, ba-du, ba-du-da

[Verse 2]
My thoughts are with you, holdin’ hands with your heart to see you
Only blue talk and love, remember
How we knew love was here to stay
Now December, found the love that we shared in September
Only blue talk and love, remember, the true love we share today

[Chorus]
Hey, hey, hey!
Ba-dee-ya, say, do you remember?
Ba-dee-ya, dancin’ in September
Ba-dee-ya, never was a cloudy day
There was a…
Ba-dee-ya (Dee-ya, dee-ya), say, do you remember?
Ba-dee-ya (Dee-ya, dee-ya), dancin’ in September
Ba-dee-ya (Dee-ya, dee-ya), golden dreams were shiny days

[Bridge]
The bell was ringin’, oh, oh
Our souls were singin’
Do you remember never a cloudy day? Yow

[Chorus]
There was a
Ba-dee-ya (Dee-ya, dee-ya), say, do you remember?
Ba-dee-ya (Dee-ya, dee-ya), dancin’ in September
Ba-dee-ya (Dee-ya, dee-ya), never was a cloudy day
And we’ll say
Ba-dee-ya (Dee-ya, dee-ya), say, do you remember?
Ba-dee-ya (Dee-ya, dee-ya), dancin’ in September
Ba-dee-ya (Dee ya, dee-ya), golden dreams were shiny days

[Outro]
Ba-dee-ya, dee-ya, dee-ya
Ba-dee-ya, dee-ya, dee-ya
Ba-dee-ya, dee-ya, dee-ya, dee-ya!
Ba-dee-ya, dee-ya, dee-ya
Ba-dee-ya, dee-ya, dee-ya
Ba-dee-ya, dee-ya, dee-ya, dee-ya!

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