Hits Des Clips 1977 – Cerrone : Love In C Minor

Cerrone – Love In C Minor

extrait du journal.cerrone.net/

L’histoire de ce premier album de Marc Cerrone pourrait ĂŞtre un rĂ©sumĂ© Ă  elle seule de l’ambiance libertaire et de l’Ă©nergie crĂ©atrice qui habitaient les annĂ©es 1970, directement venues des rĂ©volutions des annĂ©es 1960, soient-elles spirituelles, esthĂ©tiques ou sexuelles. C’est en tout cas ainsi qu’on peut considĂ©rer avec le recul ce disque, l’un des plus importants de son Ă©poque. Il a contribuĂ© Ă  en inventer le son et Ă  propulser la disco française dans le monde entier.

Il est aussi, et c’est fondamental pour en comprendre la rĂ©ussite, le rĂ©sultat de la vision d’un garçon, Marc Cerrone, habitĂ© par la musique et qui, dĂ©cidĂ© Ă  n’en faire qu’Ă  sa tĂŞte, s’est retrouvĂ©, faisant cet album, auteur d’une Ĺ“uvre fondatrice. 

Et puis, dans ce premier album, Cerrone est parvenu Ă  accumuler les fondamentaux qui font qu’un disque survit Ă  son Ă©poque – et dĂ©passe mĂŞme son crĂ©ateur : la singularitĂ© totale, la folie d’une vision intransigeante, le sens du marchĂ© – et pas mal de chance, aussi. 

En quelque sorte, ce disque-lĂ  est l’album idĂ©al pour dĂ©marrer une carrière, mĂŞme si celle de Cerrone existait dĂ©jĂ  en filigrane. Il a mĂŞme fait ses premières armes au sein d’un groupe plutĂ´t populaire, les Kongas, formation signĂ©e par Barclay et qui, entre 1972 et 1974, a eu son heure de gloire au dĂ©but des seventies, s’exportant mĂŞme dans quelques pays, dont le Japon, appâtĂ©s par le son de cette troupe française.

MalgrĂ© le succès, Cerrone arrĂŞte son groupe, sans doute repu par la musique et en tout cas peu enclin Ă  suivre les directives de son label qui le poussait Ă  adopter des sons plus pop. Lui, il a d’abord en tĂŞte le son de son instrument, la batterie et de l’Ă©lĂ©ment central de celle-ci, la grosse caisse. 

L’idĂ©e de son premier album solo lui vient après une dĂ©viation dans le commerce du disque. Cerrone, fuyant les studios, s’est retrouvĂ© Ă  la tĂŞte d’une petite chaine de magasins Ă  la pĂ©riphĂ©rie de Paris, vendant des disques importĂ©s des Etats-Unis. Parmi lesquels, il entend des nouveautĂ©s venues de New York ou Philadelphie, osant un son neuf, celui de la disco. L’Ă©nergie qu’il y dĂ©couvre lui donne envie de retourner enregistrer.Il a encore en tĂŞte la rĂ©action du public du temps des Kongas, lorsqu’il mettait sa caisse en avant et que tout le monde, groupe et spectateurs, semblait en transe, emportĂ© par le pied qu’il assĂ©nait frĂ©nĂ©tiquement.

Producteur disco et batteur, Cerrone signe son premier album, « Love in C-Minor » en 1976.
Il est aujourd’hui une figure incontournable de la musique Ă©lectronique.

La musique, la batterie et le rhythm and blues d’ Otis Redding bercent l’adolescence de Jean-Marc Cerrone qui dĂ©cide Ă  ses seize ans d’en faire son mĂ©tier. Une dĂ©termination contrariĂ©e par son père qui l’inscrit dans une Ă©co le de coiffure.
Qu’importe, son diplĂ´me en main, il « coiffe » tout le monde au poteau en s’enfuyant de chez ses parents alors qu’il est âgĂ© de dix-huit ans.
Après avoir connu quelques difficultés, il décroche en 1969 un poste de directeur artistique auprès du Club Méditerranée et fonde son groupe, Les Kongas, trois ans plus tard.
La rencontre déterminante arrive un peu plus tard, à Saint-Tropez où il rencontre Eddy Barclay qui produit son premier disque, « Boom ».
Dès lors, il quitte son groupe, au sein duquel il privilégiait la batterie, pour écrire ses textes.

« Love in C-Minor »

Nous sommes en 1976 lorsque Cerrone enregistre un titre d’une quinzaine de minutes. Le verdict tombe inĂ©coutable selon les producteurs.
EchaudĂ©, il crĂ©e son propre label, Malligator, avec lequel il autoproduit « Love in C-Minor ». Le disque n’a pas grand succès en France, en revanche aux Etats-Unis, le prĂ©sident d’une des grandes maisons de disques est convaincu du potentiel du titre et de son auteur. Neil Bogart, qui produit entre autres Donna Summer, lui fait enregistrer en 1976 une nouvelle version de « Love in C-Minor » qui ne tarde pas occuper les premières places dans les classements.
Le producteur ne veut pas en rester là et propose à Cerrone de produire son album qui se vend à près de huit millions d’exemplaires.

PĂ©riode disco

Son deuxième disque, « Cerrone ‘s Paradise« , rĂ©alisĂ© en 1977, n’a, en revanche, pas le succès escomptĂ©.
Il faut attendre l’annĂ©e suivante et « Supernature » pour que l’artiste renoue avec la notoriĂ©tĂ©.
Les titres « Supermature » et « Give me love » hantent les discothèques new-yorkaises.

Il sort en 1978,  » Cerrone IV », qui comprend en autre « Rocket in the pocket » et « Look for love » qui sont repris lors de son passage Ă  l’Olympia.
L’annĂ©e suivante, l’album « Angelina », qui s’Ă©loigne du disco pour le courant new wave et rock, est enregistrĂ© dans le studio de Quincy Jones. LĂ  encore nouveau triomphe…

En 1980, Cerrone enchaîne avec « Cerrone VII you are the one« , plutôt funk, puis avec  » Cerrone VI « , un album expérimental.
Cerrone, qui est devenu l’un des artistes le plus en vue de la pĂ©riode disco, glisse progressivement dans le luxe et la voluptĂ© avant de s’ouvrir au Bouddhisme qui l’Ă©loigne du strass et du stress.
C’est en 1986 qu’il tente un retour avec un titre avec Latoya Jackson, « Oops oh no », au succès plutĂ´t modeste.

A partir de 1988, Cerrone s’oriente vers la rĂ©alisation et la production de grands spectacles. Il commence Ă  Paris avec l’opĂ©ra rock, « The collector », que lui commande le ministre de la culture d’alors, Jack Lang. Un savant mĂ©lange des groupes Yes , Earth wind and fire et Art of noise.
Un an plus tard, Ă  l’occasion du bicentenaire de la rĂ©volution française, il crĂ©e « Evolution » qui met en avant les droits de l’homme.

De Cerrone Ă  Bob Sinclar

Il se tourne vers l’Ă©criture en 1990 avec « Dancing machine », un roman qui donnera lieu Ă  un film Ă©ponyme avec Patrick Dupond et Alain Delon .
Retour aux sources avec une comĂ©die musicale « Dreamtime » Ă  Broadway en 1992. Il met Ă©galement en scène la nuit du Millenium pour le passage Ă  l’an 2000 Ă  Los Angeles.

Après la sortie de l’album hommage du DJ français  » Cerrone by Bob Sinclar » en 2001, Cerrone sort son propre disque « Hysteria« . MalgrĂ© le succès mitigĂ© de l’album, il se produit Ă  l’Olympia en 2003.

L’annĂ©e suivante, sort sa biographie « Et pourquoi pas la lune », un livre ouvert sur les annĂ©es 70. Enfin en 2005, Cerrone, le monarque disco Ă©lectrise le château de Versailles avec un concert.

En janvier 2008, c’est la sortie de « Celebrate » qui contient quelques perles très disco comme « Lover boy » ou encore « Misunderstanding ».

En fĂ©vrier 2010, c’est la sortie de « Variations of Supernature », un opus pour lequel Cerrone s’entoure des Dax Riders.

Marc Cerrone effectue son retour en septembre 2012 à la faveur de son double album, toujours au rythme très disco,  » Addict « , qui contient deux inédits :  » Good Times (I’m in Love)  » et « Whatch gonna do » ainsi que douze de ses hits, notamment remixés des plus grands DJ’s internationaux : David Morales, , Francky Knuckles, Armand Van Helden ou encore Joey Negro.

C’est avec un single, toujours très disco, que Marc Cerrone effectue son retour dans l’attente d’un double album à la rentrée.

« Good Times (I’m in Love) » c’est le nom du nouveau single de Cerrone, disponible depuis jeudi dernier.
Pour ce nouveau disque, l’icône de la disco s’est entourée d’une ses protégées puisqu’il a fait appel à la jeune chanteuse Adjäna, une artiste qu’il produit.

« Good Times (I’m in Love) » est le premier extrait de son prochain opus, « Addict » qui sortira à la fin du mois de septembre 2012.

Il s’agira en fait d’un double album qui rassemblera deux inédits :  » Good Times (I’m in Love) « et « Whatch gonna do », et douze de ses hits. Le second CD contiendra des remixes des plus grands DJ’s internationaux : David Morales, , Francky Knuckles, Armand Van Helden ou encore Joey Negro.

Rappelons que Cerrone, qui s’est illustré avec « Give Me Love » ou encore « Supernature » dans les années 70-80, compte à son actif plus de 30 millions d’albums vendus.

«Red Lips»: l’album qui fait danser disco

Le 28 octobre 2016, Cerrone sort «Red Lips», un nouvel album de 14 morceaux sur lequel il a invité plus d’une dizaine d’artistes.

On retrouve notamment des Featurings avec Brendan Reilly («Move me», «Take Over»), Sam Gray («Illuminate Me», «Time Machine»), Mike City («You Only Live Once», «I Want» avec Chelcee Grimes), Kiezsa («Ain’t No Party (Like Monday Night) »), Aloe Blacc («C’est bon»), Wallace Turrell («Red Lips»), Yasmin («Kiss It Better»), Alexis Taylor («Steal Your Love»), Dax («Jane»), Tony Allen («2nd Chance») et James Hart («Therapy»).

A propos de «Red Lips», Cerrone dit à La Dépêche: «Je continue à faire ce que je sais faire, de la dance funk, ou du disco funk, très rythmique avec beaucoup de percussions».

«Move Me», où figure Brendan Reilly, est le premier single issu du disque. Le clip, dans le pur esprit disco, est tourné en club.

Cerrone aux platines

Convaincu en 2014 par son producteur de passer aux platines, mais un peu intimidé au début en raison de son âge, Cerrone a découvert le plaisir du mix. Et c’est les jeunes, dit-il, qui lui demandent le plus de selfies!

En fait, sa musique a été tant et tant de fois samplée que ce n’est qu’un juste retour des choses s’il fait vibrer les festivaliers techno. Et ce n’est pas pour rien qu’il est surnommé «le créateur de la French Touch».

On peut être Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres sans se retirer dans une tour d’ivoire. Ainsi, Cerrone est heureux d’avoir participé, en 3 ans, à une soixantaine de festivals et joué devant des foules de 30 à 40.000 personnes.

Article : Nostalgie.fr

En 2020, Cerrone veut montrer qu’il est toujours prĂ©sent dans la scène Ă©lectro, sort l’album « DNA » avec des sons de son univers comme sur le titre « The Impact » qui rappelle Ă©trangement « Supernature ».

Le 24 février 2020, le réseau Twitter lance la rumeur du décès de Cerrone, tout était parti du message : « Marc Cerrone vient de nous quitter. RIP. », publié sur le site de microblogging.

L’entourage aurait « dĂ©menti formellement » la mort du musicien. Attention aux « fake » sur les rĂ©seaux sociaux.

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