Hits Des Clips 1981 – Al Jarreau : Roof Garden

Al Jarreau – Roof Garden

✞ décédé le 12 février 2017 ✞

Nouvel extrait de son album à l’accent plus pop début des années 80 « Breakin’ Away »

« Breakin’ Away » l’album de la consécration

Extrait des chroniques éclectiques du site : Les Force Parallèles

This Time était l’album de la révélation, Breakin’ Away sera celui de la consécration. Raflant pas moins de trois Grammies, à l’époque où cette cérémonie signifiait encore quelque chose, le voilà qui gagne à la fois la meilleure performance vocale jazz et le meilleur interprète pop ! Voilà qui ne manque pas de croustillant, mais c’est tout à fait compréhensible : ce disque est simplement admirable. La très bonne tenue des singles dans les charts a placé définitivement Jarreau sur l’échiquier du music business américain, mais plus que les sousous dans la popoche, c’est l’intense perfection de l’album entier qui restera dans les annales.

Le son, les musiciens, les compos ? Bouarf, ne nous embêtons pas à décortiquer, disons pour faire simple que c’est parfait. Son chaleureux, dynamique, musiciens tous à leur place, tous complémentaires. Jarreau en personne ? Suave, drôle, technique, opératique, intime, touchant, distrayant, il arrive à faire la synthèse de ses précédents albums en rajoutant à This Time le petit côté insolent, imprévisible de Glow – il suffit d’écouter l’intro d’ « Easy » pour s’en convaincre, Jarreau est un sacré rigolard qui s’autorise tous les délires. Tous, jusqu’aux plus extrêmes. Quitte à pousser le bouchon trop loin, avec une reprise du « Blue Rondo à la Turk » de Brubeck, chantée – un peu comme pour « Spain » de l’album précédent, en plus fou, en plus compliqué, jusqu’à la rupture. Hallucinante de virtuosité mais un peu trop technique, « Rondo » est un feu d’artifice mais aussi le moins bon titre de Breakin’ Away.

Ce qui en dit long sur le reste. Dès l’introduction de « Closer to Your Love », la magie opère pour ne plus nous lâcher. Ces accords délicieusement compliqués, ce chanteur chaleureux, qui mélodise avec charme et prestance, un classique est né. Il y a de la sensualité, une proximité avec l’auditeur, un dynamisme fou également – pas la peine de sortir les décibels pour avoir de la puissance, la présence suffit. Un titre d’ouverture fabuleux, mais la suite n’a pas à rougir. L’étroit couloir harmonique dans lequel Jarreau se balade sur « Old Friend », la complicité romantique de l’énorme tube « We’re in This Love Together », le surpuissant « Easy » avec son refrain irréel et son pont en scat, des chefs-d’oeuvre qui conduisent au final de la face A, « Our Love ». Sans doute la chanson la plus « commerciale », facilement assimilable depuis le début de carrière de Jarreau. Et un diamant pur, au couplet d’une infinie douceur laissant place à un refrain à vous laisser sur le carreau.

Au romantisme urbain plutôt chic de la première face, s’oppose la folie douce de la seconde. « Breakin’ Away » enchante, avec son côté débonnaire, dépaysant voire libérateur. Jarreau s’évade et nous aussi par la même occasion, avec des montées de cuivres dont Jeff Porcaro, superbe batteur sur cet unique titre, saura se souvenir pour le « IV » de TOTO qui… succédera à Jarreau côté Grammies. Haut point du disque, encore un, « Roof Garden » est à se pincer. Un couplet cinglé pour un refrain exaltant, des musiciens totalement possédés, notamment Steve Gadd. Seigneur, quelle classe, écoutez ce morceau rien que pour la batterie, c’est hallucinant de groove et de charisme.

Les titres fantastiques se suivent en file indienne et quand arrive le moment de nous quitter, Jarreau choisit l’apaisement avec « Teach Me Tonight ». Ambiance feu de cheminée et cougar voluptueuse aux cheveux roux en nuisette de satin, cordes romantiques vieillottes juste ce qu’il faut, chanteur de proximité, juste à côté de nos oreilles, et puis ce solo de saxophone, rhaaaa, s’il ne désagraffe pas les soutiens-gorges à distance, c’est à rien n’y comprendre ! Un final parfait pour retomber en douceur.

Jarreau a tout compris. Le quartet Graydon / Foster / Canning / Williams aussi. Outre qu’il présente un son nickel et une maîtrise instrumentale au firmament, Breakin’ Away mélange savoureusement complexité et accessibilité, sensualité et coups de folie. C’est une référence absolue dans son genre et un disque qui, malgré – ou grâce à ? – des sons de synthé parfois très limites, n’a jamais pris l’ombre d’une ride. Un indispensable de toute discothèque, et pour les apprentis batteurs et claviéristes, une bible.

 

LA BIO

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[Chorus: x2]
Does anyone want to go
Waltzing in the garden?
Does anyone want to go
Dance up on the roof?

On the town,
Sequins evening gown.
Climb those stairs
To that ballroom in the air
Get to poppin.’

[Chorus]

If you dare,
Dream of yesteryear.
In the air
Do a step with Fred Astaire.
Get your top hat.

[Chorus]

You can be
What you want to be
Come waltz with me
Or a hot steppin’ boogie.
Funk in the pocket.

[Chorus]

No one stays
In downtown these days.
Country calls
Got us one and all.

Before we end
Let me recommend
What to do
When your heart is light or blue.
Get to steppin.’

Does anyone want to go
Waltzing in the garden?
Does anyone want to go
Dance up on the roof?

Lyrics © Sony/ATV Music Publishing LLC, Universal Music Publishing Group, GARDEN RAKE MUSIC

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