Hits Des Clips 1978 – The Jacksons : Blame It On The Boogie

The Jacksons – Blame It On The Boogie

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Dans ce morceau, extrait de l’album Destiny (1978), les Jacksons accusent la « fièvre de la funk » d’être responsable de tous leurs maux amoureux : leur seule passion, c’est le « boogie »… À tel point qu’ils passent leur temps à danser et se désintéressent du reste.

La pochette du 45 tours de « Blame It On The Boogie » (1978). On y retrouve aussi le morceau « Do What You Wanna », tiré de leur album Goin’ Places sorti l’année précédente.

Le morceau originel a été écrit par une autre Jackson, qui n’a pourtant rien à voir avec le groupe. Il s’agit de Mick Jackson, un chanteur barbu britannique en mal de célébrité. À l’époque, ses disques se vendent mal et il compte sur ce morceau, composé avec son frère David, pour le sortir de ce mauvais pas.

C’est sans compter Joe Jackson, le père et (redoutable) manager des Jacksons. Lorsqu’il tombe sur « Blame It On The Boogie », il en achète immédiatement les droits, sans que Mick sois mis au courant. Les deux variantes du morceau sortent une semaine d’intervalle, et la machine « Jacksons » ne laisse aucune chance au petit chanteur du Yorkshire : malgré le petit succès de son titre sur quelques radios anglaises, il ne touchera pas un centime de royalties.

Malheureux en affaires mais pas rancunier, Mick Jackson, interviewé par le Guardian en 2010, disait n’avoir, des années plus tard, aucun ressentiment à l’encontre du groupe.

Article du site clique.tv

Blame It on the Boogie a été repris avec succès, par le boys band britannique Big Fun en 1989

The Jacksons à Michael en passant par LaToya et les autres …

Véritable machine à hits du label Tamla Motown (« I Want You Back » « ABC »« I’ll Be There »« Sugar Daddy », etc.), le groupe connaît quelques difficultés au milieu des années 70. Le son de la « Philly Soul », préfigurant le disco, devient alors la norme et les Jackson 5 ont assez de mal à coller au genre. Ensuite, les relations avec Berry Gordy – patron tout-puissant de la Tamla Motown – s’enveniment quand les cinq frères montrent les premiers signes de leur volonté d’émancipation en proposant leurs compositions. Lorsqu’ils décident de claquer la porte du label, ils s’aperçoivent que même le nom du groupe ne leur apartient pas, déposé comme une marque par le futé Gordy. Les Jackson 5 se muent en Jacksons et signent chez Epic (filiale de CBS) le 28/5/1975.

La scène soul est alors en pleine évolution, dominée depuis Philadelphie par les productions griffées Gamble & Huff, gorgées de cuivres et d’arrangements de cordes d’une grande sophistication. La musique des Jacksons s’en ressent dans le premier album pour Epic, The Jacksons (novembre 1976), contenant enfin leurs propres compositions, dont les hits « Enjoy Yourself » (n°6) et « Show You The Way To Go », leur premier et unique n°1 anglais obtenu en mai 77 alors que le quintette visite le pays (avant Paris) et se produit devant la Reine Elizabeth II lors du Royal Command Performance.

A l’été 1977, Michael Jackson joue dans le film The Wiz au côté de Diana Ross. C’est sur ce tournage qu’il lie connaissance avec Quincy Jones, compositeur de la bande originale, et futur alter-ego producteur. Parallèlement, le groupe au complet enregistre l’album Goin’ Places (octobre 1977), produit par Gamble & Huff. Malgré cet atout, le disque connaît un sérieux revers, n’atteignant que la 63ème place des charts Pop. Un échec que les deux singles extraits ont peine à alléger : « Goin’ Places » parvient au n°52, et le slow « A Different Kind Of Lady » est absent du classement ! La tournée mondiale prévue démarre le 22 janvier alors que le moral de la formation est au plus bas. Il est possible que les projets de Michael aient quelque peu perturber le programme de ses frères. Les Jacksons se produisent des Etats-Unis à l’Europe, avec un crochet par Nairobi (Kenya). Dès leur retour, les Jacksons – augmentés d’un sixième membre, le petit frère Randy – reprennent leur activité en studio pour élaborer un disque plus direct, réorientant leur style en plein dans la vague disco. « Blame It On The Boogie », lancé en août 1978, se classe à la 54ème position. Paru en décembre, l’album Destiny  – écrit et produit par le groupe excepté le premier single – attaque la mode dansante de front. Le nouveau single « Shake Your Body (Down To The Ground) » (mars 79) décroche le n°4. La carrière des Jacksons, faisant figure d’ancêtres de la scène américaine, s’en trouve relancée.

Michael Jackson avance sur les deux fronts, avec son groupe et en solo. En août 1979, il publie sous son nom Off The Wall qui le propulse de façon spectaculaire au sommet des classements. Deux singles s’offrent la plus haute position : « Don’t Stop ‘Til You Get Enough » et « Rock With You ». Ce best-seller produit et co-écrit par Quincy Jones et vendu à 12 millions d’exemplaires, est récompensé de toutes parts. Et ce succès est encore loin de ce qui l’attend. En septembre 80, c’est au tour de LaToya Jackson de publier son premier album solo, contenant une chanson co-écrite par Michael, « Night Time Lover ».

Les Jacksons se retrouvent dès juin 1979 pour l’enregistrement de l’album Triumph, un effort moins consistant paru en octobre, dont est extrait le tonitruant « Can You Feel It ». Si Michael est toujours un membre à part entière, la spectaculaire réussite de son album Off The Wall, paru en août, dépasse largement les succès passés et présent du groupe. Vendu à douze millions d’exemplaires à travers le monde, ses quatre singles extraits – dont « Don’t Stop ‘Til You Get Enough » et « Rock With You » – se succèdent sans répit dans le Top 10 américain, ajoutés au duo avec Paul McCartney sur « Girlfriend » paru uniquement au Royaume-Uni.

En septembre 80, LaToya se lance sur les traces de Jermaine et Michael en publiant son premier album solo, auquel ce dernier participe (co-écrivant « Night Time Lover »). Le même mois, les Jacksons sont honorés d’une étoile sur le Walk Of Fame à Hollywood Boulevard, et donnent une série de concerts au Forum de Los Angeles. Une tournée mondiale subséquente, le Triumph World Tour, concrétise leur premier et double disque en public commercialisé, The Jacksons – Live !, en novembre 1981. Sur l’album comme sur scène, les hits historiques du groupe côtoient les succès de Michael en solo et profitent de son ascension, lequel expose ses talents de danseur dans un spectacle où il vole la vedette.

Au printemps 1982, Michael poursuit sa collaboration avec Quincy Jones pour l’album Thriller, qui sort en décembre, et un disque de narration adapté du film de Steven Spielberg, E.T. – The Extra-Terrestrial (MCA). Le premier va rafler tout ce qui est possible sur son passage : sept des neuf titres sortent en singles, et tous deviennent des classiques instantanés, du duo avec Paul McCartney sur « The Girl Is Mine » à « Billie Jean »« Beat It » et « Thriller » tous trois n°1, assortis de clips-étalons du genre. L’année 1983 fait de lui une superstar interplanétaire qui bat le record de ventes pour un album écoulé à 38 millions de copies. Son portrait orne les couvertures de magazines du monde entier, mais les Jacksons ne représentent plus qu’une toile de fond qui a servi à faire éclore le mythe. Ce succès qui n’en finit pas n’arrange pas les affaires des frères Jackson, impatients de retrouver leur frère multi-platiné et de publier leur nouvel album Victory qui doit être prolongé d’une tournée américaine dont les enjeux n’ont jamais été aussi grands. Jermaine Jackson publie discrètement un album à son nom chez Arista, comportant le duo « Tell Me, I’m Not Dreaming » avec Michael – interdit de publication en single – et « Escape From The Planet of the Ape Men » avec le groupe. Le single « State Of Shock » (n°3), chanté en duo par Michael Jackson et Mick Jagger, précède l’album Victory publié en juillet. Le 6 du mois, la troupe Jackson moins Jackie, blessé au genou, entame sa tournée de 55 dates vendue pour 38 millions de dollars au promoteur de combats de boxe Don King par un concert à Kansas City devant 135.000 spectateurs. Victory déçoit quelque peu les fans de Michael (que la presse appelle « Bambi » en raison de sa prédilection pour les productions Walt Disney) et les amateurs de funk des disques précédents. L’heure est à la fusion funk-rock standardisée de « Torture » et « Body » qui laisse peu de place aux talents de chacun pour s’exprimer. L’année suivante est marquée par la participation à l’événement caritatif USA For Africa dans lequel Michael Jackson s’investit en tant que co-auteur du tube « We Are The World » auquel ses frères (et LaToya) prêtent leur voix.

En août 87, Michael Jackson présente l’album Bad, qui sans égaler l’exploit de Thriller reste tout de même dans des données de ventes stratosphériques (26 millions d’exemplaires), suvi de la première tournée mondiale sur son nom jusqu’à l’été de l’année suivante. La carrière des Jacksons fait maintenant figure d’intermède à son propre parcours puisqu’il ne participe qu’à un seul titre de l’album de ses frères, 2300 Jackson St. (une adresse devenue historique), paru en juin 1989. Ce baroud d’honneur produit par Teddy Riley, L.A. Reid et Babyface – futurs collaborateurs de Michael – va jusqu’à inclure une reprise de Prince (« Nothin’ Compares 2 U »). Il ira se morfondre dans le creux du Billboard, atteignant la 59ème place, et ne trouvant aucun fan répertorié. Le statut d’icône et le calendrier chargé de Michael ne permettant plus au groupe d’assurer son existence, chacun tente alors une carrière solo avec diverses fortunes.

LaToya, qui défraie la chronique en publiant dans son autobiographie Growing Up in the Jackson Family (1991) le récit des années difficiles passées sous l’emprise d’un père tyrannique, continue de dérouler une carrière solo fructive (onze albums), tout comme sa cadette Janet dont la réussite est la plus grande (exception faite du phénomène Michael), particulièrement avec les albums Control (1987) et l’excellent Rhythm Nation 1814 deux ans plus tard. En 2008, toutes deux se posent en rivales pour les sorties respectives de Startin’ Over – premier album de LaToya depuis treize ans – et Discipline de Janet. L’aînée Rebbie commet cinq albums entre 1984 et 1998.

En ce qui concerne les frères, Jackie a publié deux albums en 1973 et 1989 (Be The One) ; Jermaine a obtenu quelques grands succès en solo depuis 1972, notamment avec le hit « Let’s Get Serious » (1979) et l’album Jermaine (1980), mais a mis un terme à sa vocation de chanteur depuis sa conversion à l’Islam et son installation à Dubai (Emirats Arabes Unis) ; Tito et Marlon n’ont pas fait carrière sous leur nom, seul le premier a prêté main-forte aux trois albums de ses trois fils, les 3-T, entre 1995 et 2005. Enfin, le plus jeune, Marlon, après un album non publié en 1978 et un second paru en 1989 (Randy Jackson and the Gypsys), est devenu le gérant des affaires de son frère Michael regroupées sous la société MJJ Productions.

Source : universalmusic.fr

 

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« Blame It On The Boogie »

My baby’s always dancin’ and it wouldn’t be a bad thing
But I don’t get no lovin’ and that’s no lie
We spent the night in Frisco at every kinda disco
From that night I kissed our love goodbyeDon’t blame it on the sunshine
Don’t blame it on the moonlight
Don’t blame it on the good times
Blame it on the boogieDon’t blame it on the sunshine
Don’t blame it on the moonlight
Don’t blame it on the good times
Blame it on the boogieThat nasty boogie bugs me, but somehow how it has drugged me
Spellbound rhythm gets me on my feet
I’ve changed my life completely, I’ve seen the lightning leave me
And my baby just can’t take her eyes off meDon’t blame it on the sunshine
Don’t blame it on the moonlight
Don’t blame it on the good times
Blame it on the boogieDon’t you blame it on the sunshine
Don’t blame it on the moonlight
Don’t blame it on the good times
Blame it on the boogie, wooI just can’t, I just can’t
I just can’t control my feet
I just can’t, I just can’t (Yeah)
I just can’t (Woo) control my feetI just can’t, I just can’t
I just can’t control my feet
I just can’t, I just can’t
I just can’t control my feetSunshine
Don’t blame it on the moonlight
Don’t blame it on the good times
Blame it on the boogie

Don’t blame it on the sunshine
Don’t blame it on the moonlight
Don’t on the good times
Blame it on the boogie

This magic music grooves me, that dirty rhythm fools me
The devil’s gotten to me through this dance
I’m full of funky fever, a fire burns inside me
Boogie’s got me in a super trance

Don’t blame it on the sunshine
Don’t blame it on the moonlight
Don’t blame it on the good times
Blame it on the boogie

Don’t you blame it sunshine
Don’t blame it on the moonlight
Don’t blame it on the good times
Blame it on the boogie

Ow (Sunshine)
Ooh (Moonlight)
Yeah (Good times)
Mmm (Boogie)

You just gotta (Sunshine)
Yeah (Moonlight)
(Good times)
Good times (Boogie)

Don’t you blame it (Sunshine)
You just gotta (Moonlight)
You just wanna (Good times)
Yeah, oh (Boogie)

Blame it on yourself (Sunshine)
Ain’t nobody’s fault (Moonlight)
But yours and that boogie (Good times)
All night long (Boogie)

Can’t stop that boogie (Sunshine)
Ain’t nobody’s fault (Moonlight)
But yours and that boogie (Good times)
Dancin’ all night long (Boogie)

Blame it on yourself (Sunshine)
Ain’t nobody’s fault (Moonlight)
But yours and that boogie, boogie, boogie (Good times)
All night long (Boogie)

 

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