Hits Des Clips 1980 – David Bowie : Ashes To Ashes

  David Bowie – Ashes To Ashes

✞ décédé le 10 janvier 2016 ✞

 

Ashes to Ashes est une chanson de David Bowie sortie en 1980 sur l’album Scary Monsters (and Super Creeps). Elle est également éditée en single et se classe n°1 des ventes au Royaume-Uni, notamment grâce à son clip novateur, réalisé par Bowie et David Mallet. Dans cette chanson, le Major Tom de Space Oddity refait surface, et Ashes to Ashes se présente comme la suite du premier grand succès de Bowie publié onze années plus tôt.

 

 

Le titre Ashes to Ashes provient d’une prière anglicane du Livre de la prière commune récitée lors des enterrements : « earth to earth, ashes to ashes, dust to dust » (« de la terre à la terre, de la cendre à la cendre, de la poussière à la poussière »).

Le clip de Ashes to Ashes coûte 250 000 dollars, ce qui en fait le clip le plus cher de tous les temps à sa sortie. Il inclut des scènes en couleurs solarisées et d’autres dans un noir et blanc austère, avec Bowie vêtu d’un costume de Pierrot qui apparaît également sur la pochette de l’album Scary Monsters. Steve Strange et d’autres Blitz Kids londoniens y apparaissent également, préfigurant le mouvement des Nouveaux Romantiques, fortement influencé par la musique et l’image de Bowie.

Bowie décrit la scène où lui et les Blitz Kids s’avancent vers la caméra devant un bulldozer comme symbolisant « la violence qui approche »4. Les scènes où Bowie apparaît dans une combinaison spatiale et celles le montrant enfermé dans une cellule capitonnée font références au Major Tom et à sa nouvelle interprétation par Bowie.

Les lecteurs du Record Mirror ont élu Ashes to Ashes et Fashion, le single suivant de Bowie, meilleurs clips de l’année 1980.

Ashes to Ashes est publié en single le 8 août 1980. Il se classe no 4 des ventes au Royaume-Uni dès sa première semaine d’exploitation et atteint le sommet du hit-parade la semaine suivante. Il existe trois pochettes différentes du 45 tours, et les 100 000 premiers exemplaires contiennent également une planche de neuf timbres (sur les quatre existantes) à l’effigie du Bowie-Pierrot du clip. La face B, Move On, provient de son précédent album, Lodger, sorti en 1979. Aux États-Unis, la face B est It’s No Game (No. 1), et en Allemagne, Alabama Song. Le single ne se classe pas dans le hit-parade aux États-Unis. En France, le titre entre dans le hit-parade dès octobre 80.

Source : Wikipédia

David Bowie, de son vrai nom David Robert Jones, est né le 8 janvier 1947 à Brixton, dans la banlieue de Londres. Il découvre le jazz et les poètes de la Beat generation avec son frère Terry, avant de succomber au charme du rock’n’roll.

En 1962, il joue du saxophone au sein des Kon-Rads, et reçoit un mauvais coup qui lui laisse une pupille dilatée, ce qui lui donne ce regard étrange dont il saura se servir. Au cours des années 1960, il cumule les expériences de chanteur au sein des groupes de rhythm’n’blues, et commet un premier simple « Liza Jane » en 1964, avec les King Bees. Sous le nom de Davy Jones, il intègre les Manish Boys (« I Pity the Fool »), The Lower Third, pour des 45 tours sans succès.

Sur les conseils de son manager Ken Pitt, le chanteur prend le nom de David Bowie et sort deux singles en solo. Remarqué par le label Decca, il signe un premier album homonyme en 1967, qui laisse le hit « Love You ’til Tuesday » et quelques mignardises pop. La rencontre avec le l’ingénieur du son américain Tony Visconti (qui produira onze de se albums) et ses cours de mime avec Lindsay Kemp transforment le jeune Bowie en un artiste complet auquel il ne manque qu’un vrai hit. Il arrive à l’été 1969 avec « Space Oddity » et un album folk. La même année, il se lie à Angela Barnett, qui développe son apparence androgyne.

Sous l’impulsion d’un nouveau manager, Tony De Fries, et de nouveaux partenaires dont le guitariste Mick Ronson, David Bowie publie The Man Who Sold the World (1970), album foncièrement rock malgré une pochette le représentant en robe dans sa première version. Le disque suivant, Hunky Dory (1971), se distingue par ses arrangements sophistiqués et des mélodies fortes (« Changes »« Life on Mars »).

Alors que T.Rex mené par son ami et rival Marc Bolan occupe le haut des classements, David Bowie cherche à asseoir sa notoriété avec un album conceptuel. The Rise and Fall of Ziggy Stardust & the Spiders from Mars (juin 1972), qui s’insipire de différents personnages (Iggy Pop, Vince Taylor et The Legendary Stardust Cowboy), déploie un rock’n’roll survitaminé avec « Hang on to Yourself »« Moonage Daydream » et le morceau-titre. Bowie apparaît sur scène avec un nouveau look provocateur : platform boots, tenues à paillettes, cheveux orange et maquillage outrancier. Il s’impose alors comme la nouvelle star du glam rock. Etalée sur une année et demie, la tournée le mène jusqu’aux Etats-Unis et au Japon.

Il fait alors la rencontre de Lou Reed dont il co-produit l’album Transformer, et d’Iggy Pop avec qui il sympathise, et produit l’album Raw Power d’Iggy & the Stooges. À Mott the Hoople, il offre le hit « All the Young Dudes ». Dans la foulée de sa tournée américaine, Bowie enregistre l’album Aladdin Sane (1973), accueillant le pianiste Mike Garson. Le 3 juillet 1973 marque la fin de sa tournée : Bowie fait ses adieux à l’Hammersmith Odeon. En fait, il se débarasse de l’encombrant double Ziggy. En fin d’année paraît un album de reprises, Pinups.

Bowie cherche alors à rebondir. Il se saisit du concept du roman 1984 de George Orwell pour développer les thèmes de l’album Diamond Dogs (1974), qui lui procure le hit « Rebel Rebel ». La tournée ambitieuse est documentée sur le double David Live (1975). De nouveau inspiré par son périple américain, il se mue dans la peau d’un chanteur soul pour Young Americans (1975), contenant un duo avec John Lennon (le n°1 « Fame »).

Début 1975, Nicholas Roeg engage Bowie pour son film L’homme qui venait d’ailleurs. Fin 1975, il enregistre Station to Station et crée le personnage décadent du Thin White Duke.

En 1977, Bowie retrouve Iggy Pop avec qui il compose et produit les albums The Idiot et Lust for Life. Ils s’installent ensemble à Berlin. La quête de la nouveauté mène Bowie vers la musique synthétique et ambient de Brian Eno avec qui il enregistre Low, disque important qui pose les bases de la cold wave et la new wave. C’est le premier volet d’une trilogie qui comprend également ‘Heroes’ (1978, avec son morceau-titre emblématique) et Lodger (1979, précurseur, mêlant rythmes africains, synthétiseurs et guitares).

Le torturé Scary Monsters (1980) obtient un écho favorable avec les hits « Ashes to Ashes » et « Fashion ».La période 1982-83 voit mûrir différents projets qui font de Bowie un artiste polyvalent. Au théâtre dans Elephant Man puis dans Baal (Bertolt Brecht) ; au cinéma dans Les Prédateurs (Terry Scott) et surtout Furyo de Nagisa Oshima. 1983 est l’année de tous les succès avec Let’s Dance, produit par Nile Rodgers (Chic), qui le consacre en superstar, muni des tubes « Let’s Dance » et « China Girl ». Une tournée mondiale s’ensuit. Après tel succès, Bowie se perd dans l’album Tonight (1984). Il participe ensuite au concert du Live Aid à l’été 1985. Après ses rôles dans Absolute Beginners et Labyrinth, Bowie enregistre le désastreux Never Let Me Down (1987), suivi d’un Glass Spider Tour mondial.

En 1989, Bowie renaît au rock avec le groupe Tin Machine, pour un premier album énergique. Tin Machine II (1990) poursuit la formule, suivi du live Oy Vey, Baby. L’année 1990 est consacrée à une tournée rétrospective et lucrative, Sound and Vision.

La star épouse le mannequin somalien Iman Abdulmajid en 1992, puis fait appel au producteur Nile Rodgers pour le jazzy Black Tie, White Noise (1993). Le vrai déclic vient avec la bande originale de The Buddha of Suburbia (1993), en grande partie instrumentale, qui marque les retrouvailles avec Brian Eno et Mike Garson.

Eno, Garson, Alomar et Gabrels font partie du grand-oeuvre Outside (1995), album du retour. La même année, il interprète Andy Warhol dans le film Basquiat de Julian Schnabel. Puis il enchaîne avec une tournée mondiale.

Sans fléchir, Bowie prépare un nouvel opus orienté vers la drum’n’bass en vogue, Earthling (1997), avec « I’m Afraid of Americans ». En 1997, il introduit son catalogue de titres en bourse pour 55 millions de dollars (le Bowie bonds) et revend ses droits d’édition à EMI pour 28 millions de dollars.

En 1999 sort le très dépouillé Hours, suivi de la rétros Bowie At The Beeb. En 2001, le très spirituel Heathen voit le retour de Tony Visconti après 20 ans de séparation.

Moins ambitieux mais avec des hits (« New Killer Star » et « Never Get Old »), l’album Reality sort en 2004. Lors de la tournée qui suit, Bowie est victime d’un accident vasculaire qui le met au repos après une angioplastie. Depuis, s’il s’est montré à de rares occasions, notamment dans le film The Prestige ou en parrainant quelques nouveaux groupes, il n’a donné aucun signe probant de son retour à la musique. En janvier 2010 paraît le live A Reality Tour, enregistré au Point Theater de Dublin lors de sa dernière tournée.

Après d’un années d’un silence absolu, David Bowie signe un retour aussi spectaculaire qu’inattendu le 8 janvier 2013, jour de son 66ème anniversaire. Le titre « Where Are We Now? » publié sur son site internet avec un clip réalisé par l’artiste Tony Oursler, est accompagné de l’annonce de la sortie de l’album The Next Day. Un album enregistré dans le plus secret à New York avec son fidèle producteur Tony Visconti et ses lieutenants Earl Slick, Ann Gail Dorsey, Gerry Leonard et Zachary Alford. Relayé sur les réseaux sociaux et abondamment commenté, « Where Are We Now? » est n° 1 des téléchargements iTunes le jour de sa sortie.

L’album qui paraît en mars précédé du second extrait « The Stars (Are Out Tonight) » et d’une couverture médiatique sans précédent (l’artiste bat le record de couvertures de magazines) est l’événement rock de l’année et le premier album n° 1 de David Bowie dans une quarantaine de pays dont l’Angleterre et les États-Unis (n° 2 en France).

Ce retour savamment orchestré laisse filtrer d’autres titres tels « Sue (Or In A Season Of Crime) »« Blackstar », générique de la série Panthers, et « Lazarus », composé pour la pièce inspirée de L’homme qui venait d’ailleurs. Tous se retrouvent sur le vingt-cinquième album à dominante jazz, Blackstar, auquel participent ses nouveaux musiciens Ben Monder, Donny McCaslin, Mark Guiliana et le producteur Tony Visconti. Deux jours après cette parution, le 10 janvier 2016, le monde apprend avec surprise le décès de l’artiste âgé de 69 ans, d’un cancer déclaré dix-huit mois auparavant dans le plus grand secret.

Source : Universalmusic.fr

Open in Spotify

 

Do you remember a guy that’s been
In such an early song?
I’ve heard a rumor from Ground Control
Oh no, don’t say it’s true
They got a message from the Action Man
« I’m happy, hope you’re happy too
I’ve loved all I’ve needed, love
Sordid details following »
The shrieking of nothing is killing, just
Pictures of Jap girls in synthesis and I
Ain’t got no money and I ain’t got no hair
But I’m hoping to kick but the planet it’s glowing
Ashes to ashes, funk to funky
We know Major Tom’s a junkie
Strung out in heaven’s high
Hitting an all-time low
Time and again I tell myself
I’ll stay clean tonight
But the little green wheels are following me
Oh no, not again
I’m stuck with a valuable friend
« I’m happy, hope you’re happy too »
One flash of light but no smoking pistol
I never done good things (I never done good things)
I never done bad things (I never done bad things)
I never did anything out of the blue, woh-o-oh
Want an axe to break the ice
Wanna come down right now
Ashes to ashes, funk to funky
We know Major Tom’s a junkie
Strung out in heaven’s high
Hitting an all-time low
My mother said, to get things done
You’d better not mess with Major Tom
My mother said, to get things done
You’d better not mess with Major Tom
My mother said, to get things done
You’d better not mess with Major Tom
My mother said, to get things done
You’d better not mess with Major Tom

 

 

COMMENTAIRES

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Clip suivant

Hits Des Clips 1980 - George Benson : Give Me The Night

jeu Juil 8 , 2010
   George Benson – Give Me The Night Extrait du site : lejazzophone.com C’est durant l’été 1980 que sort l’album « Give me the Night », produit par Quincy Jones sur son label Qwest Records. Quincy Jones fait partie de l’industrie musicale depuis plus de 60 ans au cours […]

TRADUIRE LE SITE

MUR DE CLIPS

Voir le clip « Hits Des Clips 2009 – Helmut Fritz : « Ca m’énerve » »Voir le clip « Hits Des Clips 1988 – Claudia Phillips : Quel Souci La Boétie »Voir le clip « Hits Des Clips 1977 – Alessi Brothers : Oh Lori »Voir le clip « Hits Des Clips 1987 – Johnny Hallyday : Je te promets »Voir le clip « Hits Des Clips 2002 – Anastacia : Paid My Dues »Voir le clip « Hits Des Clips 2019 – Gauvain Sers : Y’a plus de saisons »Voir le clip « Hits Des Clips 1987 – Bernard Lavilliers : Noir Et Blanc »Voir le clip « Hits Des Clips 1981 – Stevie Wonder : Happy Birthday »Voir le clip « Hits Des Clips 1983 – Kajagoogoo : Too Shy »Voir le clip « Hits Des Clips 1993 – Duran Duran : Ordinary World »Voir le clip « Hits Des Clips 1988 – Sabrina : Hot Girl »Voir le clip « Hits Des Clips 2014 – Roosevelt : Sea »Voir le clip « Hits Des Clips 1998 – Ensemble contre le Sida : « Sa raison d’être » »Voir le clip « Hits Des Clips 2018 – The Chainsmokers : Sick Boy »Voir le clip « Hits Des Clips 2018 – Eva : Mood »Voir le clip « Hits Des Clips 2014 – Mr Probz : Waves »Voir le clip « Hits Des Clips 1995 – Heavy D & The Boyz : « Now That We Found Love » »Voir le clip « Hits Des Clips 1991 – Crystal Waters : Gypsy Woman (la da dee la da) »Voir le clip « Hits Des Clips 1997 – Bellini : « Samba De Janeiro » »Voir le clip « Hits Des Clips 2002 – Jennifer Lopez & Ja Rule : « I’m real » »Voir le clip « Hits Des Clips 2006 – Nouvelle Star : « J’irai chanter » »Voir le clip « Hits Des Clips 1988 – Véronique Jannot : Aviateur »Voir le clip « Hits Des Clips 2006 – Dorothée : « Hou ! la menteuse (2006) » »Voir le clip « Hits Des Clips 1991 – 2 Unlimited : Get Ready For This »Voir le clip « Hits Des Clips 1999 – Spacedust : « Gym And Tonic » »Voir le clip « Hits Des Clips 1978 – The Jacksons : Blame It On The Boogie »Voir le clip « Hits Des Clips 2008 – Kylie Minogue : « In My Arms » »Voir le clip « Hits Des Clips 1997 – Daft Punk : « Da Funk » »Voir le clip « Hits Des Clips 2001 – Noir Désir : « Le Vent Nous Portera » »Voir le clip « Hits Des Clips 2013 – Will.i.am Feat. Justin Bieber : « #Thatpower » »Voir le clip « Hits Des Clips 1980 – Lipps Inc. : Funky Town »Voir le clip « Hits Des Clips 2007 – Ana : Devuelveme la Vida »Voir le clip « Hits Des Clips 2009 – David Guetta Feat Akon : « Sexy Bitch » »Voir le clip « Hits Des Clips 2014 – Roosevelt : Montreal »Voir le clip « Hits Des Clips 1998 – Alliage : Je sais »Voir le clip « Hits Des Clips 1995 – Alliance Ethnik : Honesty & Jalousie »Voir le clip « Hits Des Clips 1983 – Cerrone : Club Underworld »Voir le clip « Hits Des Clips 1990 – Raul Orellana : The Real Wild House »Voir le clip « Hits Des Clips 2003 – Daft Punk : « Nightvision » »Voir le clip « Hits Des Clips 1997 – Hanson : « Where’s The Love » »Voir le clip « Hits Des Clips 1999 – Bisso Na Bisso : « Bisso Na Bisso » »Voir le clip « Hits Des Clips 2008 – Timbaland Feat. One Republic : « Apologize » »Voir le clip « Hits Des Clips 1991 – Zucchero : Diavolo In Me »Voir le clip « Hits Des Clips 2017 – Lomepal : Yeux disent »Voir le clip « Hits Des Clips 2004 – The Rasmus : « In The Shadows » »Voir le clip « Hits Des Clips 2018 – Hoshi : Femme à la mer »Voir le clip « Hits Des Clips 1992 – Anne : Que fera la belle »Voir le clip « Hits Des Clips 1984 – Jermaine Jackson & Pia Zadora : When the rain begins to fall »Voir le clip « Hits Des Clips 2005 – Anggun : Cesse la pluie »Voir le clip « Hits Des Clips 2004 – Vanguarde : « Gimme ! Gimme ! Gimme ! » »